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Voyage en Birmanie, la rencontre avec les femmes du lac

A la rencontre des femmes du lac doré (Organisation de Shwe Inn Thu)
Après trois jours dans le bassin du lac Inlé, aujourd’hui, nous avons rencontre une organisation de femmes qui s’appelle Shwe Inn Thu (Ca signifie les filles du lac doré). Les rues qui conduisent au village sont sinueuse, tortueuses et les chauffeurs roulent trop vite, malgré tout l’équipe des poisons rouge adore parcourir les trajets qui mènent vers la découverte du Myanmar profond. En Birmanie il n y a pas de contact dans les salutations entre homme et femme, telle fut ma surprise de voir les trois filles étaient à l’accueil nous tendre la main en premier avant de nous diriger vers la salle apprêtée pour la réunion. La rencontre a démarré par une présentation de Delphine, Herve et Gregoire respectivement sur la composition de la mission, la présentation du CCFD et les objectives de la mission dont entre autres un regard croisé pour une économie sociale et solidaire.
Ensuite, la responsable de l’organisation a pris la parole pour expliquer leurs activités. D’abord, elle a rappelé le contexte dans lequel l’organisation a été créée, sous le régime dictatorial, un moment ou les regroupements de masse étaient interdits. Et en générale, les femmes sont assez timides et discrètes et qui n’osent pas s’exprimer trop en public. L’ignorance des femmes et l’adversité des usurieux n’ont pas suffis pour démotiver cette femme entreprenante qui voulait pour son ethnie un succès qui ne laisse personne derrière. Une dynamique collective à été mis en place pour faire évoluer les mentalités et les pratiques dans 06 villages. Pour mobiliser les femmes, la responsable n’hésite pas à parler de son parcours personnel... Cela a contribue à donner du courage aux femmes membres de l’organisation. A l’aide des activités de l’organisation, de nos jours les femmes sont structure en groupes et elles réussissent à mutualiser leurs ressources sous forme d’épargne. Puis, l’agent épargné comme capital est donné sous forme de crédits aux femmes qui souhaitent pour financer des besoins divers. Les crédits qui sont donnés en priorité sont les prêts pour la prise en charge des soins de sante, payer la scolarité pour offrir une meilleure éducation pour leurs enfants et AGR. En plus, si le village a besoins de financer un projet communautaire, il peut contracter un crédit avec intérêt dans ce capital.
Grace au ses actions collectives et individuelles, les femmes sont devenues des leaders dans la communauté et elles prennent des rôles de comptable pendent les fêtes du village. De plus les femmes tolèrent que les homos (transsexuels) se joignent au mouvement pour économiser dans le capital solidaire et bénéficier des avantages y afférents.
Pour avoir un regard croisse entre leur système d’épargne et crédit, et celui du Sahel, les représentants du Sahel ont fait une présentation du system de Microcrédit actuellement en cours dans leur zone. Et après, les débats riches et pertinents entre les deux communautés sur les deux systèmes de crédit les échanges ont débouchés sur les pratiques agricoles en cours dans les deux régions. Les femmes membre de l’association sont assez décomplexées, dans les débats, parfois contradictoires, sur le crédit et sur l’agriculture.
Après le déjeuné, les membres de l’association Shwe Inn Thu nous ont fait une magnifique chanson « la surface du lac est aussi beau que le reflet du soleil sur l’argent. On construits des maisons sur pilotis, un paysage magnifique. Aller voir la pagode … on vous accueilli les bras ouvert ».
Avant de quitter le village les membres de l’organisation des femmes du lac doré ont fait une visite guidée et commentée sur leurs exploitations familiales. Tous les périmètres sont alimenté en eau à l’aide d’un système d’irrigation par aspersion ou par goute à goute. La visité dans les champs a été clôturé par la découverte de la technique du vermis compostage, une procédure qui permet de fabrique des fertilisant biologique à l’aides de bouse de vache et de débris végétaux transformes par des verres de terres. Le dispositif est assez simple, il s’agit d’un récipient plastique mini d’une vanne d’évacuation dans lequel sont superposées les matières citées ci haut puis on ajoute les vers de terres. Ces derniers sont régulièrement arrosés tous les deux ou trois jours, l’eau est ensuite égoutté au bout de 24 et peut être utilisé comme engrais liquide. Cela se poursuit pendant 3 mois au bout duquel les verres auront transformé toute la matière en compost (toricule).
En fin de journée les jeunes de KMF nous ont fait visiter un lieu symbolique au bord du lac. C’est une zone assez stratégique car il sert à la fois de point de blocage pour les sédiments apportés par les eaux de ruissellement, c’est un point d’entré sur le lac et un pont sur pilotis y est construit et c’est une zone où les touristes birman fréquentent beaucoup. Alors quand le fils d’un général de l’ancien junte voulu construite un hôtel pour sapé ce lieu les jeunes du village se sont mobilisé pour combattre son macabre projet et ils ont obtenu gains de cause. Sur le pont on sentait que nous étions le centre d’attention des autres visiteurs particulièrement les enfants, qui voyaient probablement pour la première fois des africains.

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