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Transition Agroécologique Paysanne au service de la Souveraineté Alimentaire (TAPSA)

Le programme TAPSA, co-construit par le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires, est un programme d’envergure mondiale impliquant une trentaine de partenaires dans 5 zones géographiques : le Sahel et la région des Grands Lacs en Afrique, les pays andins en Amérique latine, le Timor Oriental en Asie, et l’Afrique du Nord/Moyen-Orient.
Le présent rapport est établi pour faire pour présenter les contributions de Mooriben dans ce vaste programme mondial de transition vers l’agroécologie paysanne.

1. INFORMATION SUR LE CONTEXTE NATIONAL
Suite aux reformes (conseil agricole, foncier, engrais, finance inclusive, stratégie de petite irrigation…) dans le secteur agricole au Niger, une dynamique tendant à conforter la pluralité des conseils agricoles est impulsée. Le conseil en agroécologie paysanne proposé par Mooriben se trouve renforcé avec la signature d’une convention avec APCA.
Le secteur des engrais au Niger a connu des reformes importantes sous la conduite du Gouvernement et du MCA. Cette réforme a permis la libéralisation du secteur des engrais, donc du désengagement total de l’état dans le commerce d’engrais. Cette reforme mal préparé à rendu les engrais minéraux indisponible et/ou inaccessible pour les producteurs moyens. Mais l’OMEN (observatoire du marché des engrais) justifie cette pénurie par la crise sanitaire d’abord, ensuite par la guerre en Ukraine. Cette situation de pénurie a renforcé chez beaucoup de producteurs l’élan de recours aux intrants biologiques dans les exploitations et réconforte Mooriben dans sa position de renforcement et d’autonomisation des producteurs vis-à-vis des produits de synthèse.
Le contexte climatique 2022, est marqué par une saison instable, avec des inondations dans certains villages agricoles et des retards de semis et/ou résemis dans d’autres. Néanmoins les premières pluies dans plusieurs localités ont permis la régénération de certains ligneux et début de germination des herbacées favorisant la relance du secteur pastoral.
Sur le plan environnemental, l’exploitation du pétrole et des autres ressources minières ainsi que la pression démographique ont entrainé des pertes de terres et aussi de biodiversité. Inverser la tendance à la dégradation des ressources naturelles en général et des terres et des eaux en particulier est inscrit dans les priorités du régime en place. Cela se traduit par la révision et l’adoption de la CDN en octobre 2021. Deux des quatre objectifs de cette CDN sont (i) Promouvoir la gestion durable des ressources naturelles et l’utilisation massive des Energies Renouvelables ; (ii) Renforcer la résilience des écosystèmes et des communautés.

Sur le plan économique les performances du pays se sont améliorées au cours des 05 dernières années car le PIB a atteint 7 % de croissance en 2018. Malgré cela le Niger reste un pays à très faible revenu et les crises sécuritaire, humanitaire et, plus récemment, sanitaire avec la pandémie de coronavirus auxquelles il fait face ont ralenti le dynamisme économique dont le pays a fait preuve en 2018 et 2019. La croissance du PIB est restée à 1,4% en 2021.
Rappelons que son économie peu diversifiée, repose essentiellement sur l’agriculture qui représente 40 % du PIB.
Sur le plan sécuritaire, on note une aggravation de la situation dans les régions de Tillaberi et Tahoua caractérisée par des assassinats ciblés, le pillage systématique des moyens d’existence des communautés, l’interdiction de cultiver sous le nez des forces nationales et étrangère (don Barkhane) qui sont sensés lutter contre le banditisme. Le nombre d’incidents sécuritaires a fortement augmenté passant de 93 cas en 2021 à 136 incidents sécuritaires sur les six premier mois de 2022 avec comme conséquence une augmentation des populations déplacées internes et une forte pression sur les ressources naturelles (Terres, eaux, arbres) des zones d’accueil.
Selon le SAP, au cours du mois de mai 2022, 21 601 personnes ont été forcées à se déplacer dans 10 communes : Dan Kassari, Doguerawa, Abala, Bibiyergou, Dargol, Gorouol, Gothèye, kokorou, Mehana et Torodi.
Le déplacement sur les engins à deux roues est interdit dans toute la région, limitant ainsi le champ d’action des animateurs et relais locaux. Aussi, les personnels et les voitures des Associations et ONG sont interdits de déplacement dans certaines zones sans escorte des forces de l’ordre.

Agenda
janvier 2023 :

Rien pour ce mois

décembre 2022 | février 2023


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